L’Éducation nationale cherche la parade contre les théories du complot

Un esclave qui se pose des questions, qui réfléchit, c’est gênant. L’esclave qui a pris conscience qu’il est dans une situation d’esclave est gênant. Un jeune qui réfléchit par...

Un esclave qui se pose des questions, qui réfléchit, c’est gênant. L’esclave qui a pris conscience qu’il est dans une situation d’esclave est gênant. Un jeune qui réfléchit par lui-même c’est gênant, c’est pour cela qu’ils veulent garder le contrôle sur eux, à travers la programmation infligée dès le plus jeune âge. Un esclave doit être contrôlé et programmé le plus tôt possible, sinon, une fois adulte, il sera plus dur de le contrôler.

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation nationale, organise ce mardi 9 février une journée d’étude sur le thème : «Réagir face aux théories du complot», qui réunit 300 chercheurs, professeurs, psychiatres et lycéens.

«Quelles réponses pédagogiques et éducatives face aux théories du complot?» C’est la table-ronde à laquelle Najat Vallaud-Belkacem devait participer ce mardi 9 février, au milieu d’enseignants. Pour toucher les plus jeunes, le gouvernement vient d’ouvrir son compte sur le sujet sur Snapchat. Cette application mobile est une messagerie instantanée qui permet d’échanger des photos et des vidéos, qui disparaissent au bout de 24 heures.

Le site internet Ontemanipule.fr vient aussi d’être lancé, pour contrer les discours complotistes. «L’avènement du multi-écrans, la facilité d’accès sur Internet à une multitude de contenus, de sources, créent une confusion dans laquelle il est parfois difficile de distinguer le vrai du faux, et d’exercer son sens critique. Dans ce contexte, le Service d’information du gouvernement (Sig) s’est donné pour objectif de sensibiliser et encourager les internautes – et notamment ceux âgés de 15 et 25 ans – à décrypter les discours complotistes, de manière ludique, impactante et durable», a indiqué le Sig.

Un jeune sur cinq adhère à la théorie du complot

Le 15 janvier dernier la ministre affirmait qu’ «un jeune sur cinq adhère à la théorie du complot.» Un chiffre sorti d’un sondage Ipsos concerne les Français croyant à «l’existence de la société secrète des Illuminati». Pendant les attentats de janvier puis de novembre 2015, les théories les plus folles ont fleuri dans les têtes des jeunes comme des moins jeunes. «Certains élèves étaient obsédés par la couleur des rétroviseurs de la voiture des agresseurs qui aurait changé entre deux photos», explique la professeure Sophie Mazet qui enseigne l’anglais au lycée Auguste-Blanqui de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). «Les élèves font souvent le lien entre le passeport d’un des agresseurs retrouvé dans les décombres du 11 septembre 2001, la carte d’identité oubliée dans une voiture d’un des frères Kouachi en janvier et les faux passeports d’agresseurs du 13 novembre. Même si ces événements n’ont aucun lien», explique-t-elle encore.

Rien de très neuf pour les enseignants qui avaient vu apparaître en 2001, les mêmes billevesées concernant le 11 septembre, un attentat soit-disant fomenté par les Juifs. Sur la cause de l’assassinat du Président Kennedy, en 1963, continuent également à prospérer les théories les plus farfelues. Depuis le début du XXe siècle, le «Protocole des Sages de Sion», ce faux rédigé en 1901, qui se présente comme un plan de conquête du monde par les Juifs et les francs-maçons, renaît régulièrement de ses cendres. De fait, les théories du complot sont vieilles comme l’information.

Comment Google participe involontairement à la diffusion des complots

Interrogé dans Le Figaro, Rudy Reichstadt, fondateur du site conspiracy watch, s’interrogeait cependant sur le rôle d’internet peu après les attentats de janvier. «Si la parole complotiste est largement discréditée par la société, sur Internet, les rapports de forces sont inversés. Les thèses conspirationnistes s’y répandent, explique-t-il. Les ados ont toujours été fascinés par les trucs mystérieux, ésotériques, les bouquins sur les templiers. Mais auparavant, il fallait s’y intéresser, acheter ces livres… Aujourd’hui, le complot parfaitement chimérique des Illuminati s’offre à eux sur le Net.». Les sites des sulfureux Dieudonné, Soral ou Meyssan notamment participent à la propagation de ces théories.

On pourrait croire qu’avec un meilleur accès à l’information, il est aujourd’hui plus facile de savoir si on doit craindre un complot ou non. Mais c’est l’inverse qui se produit, comme l’explique Sophie Mazet dans son «Manuel d’autodéfense intellectuelle» publié en septembre 2015. Elle y explique comment le moteur de recherche Google participe involontairement aux complots. Sur des sujets très prisés par les internautes comme le monstre du Loch Ness, les sites prônant une croyance irrationnelle représentent l’écrasante majorité de l’information disponible; les explications purement scientifiques arrivent en dernier dans les résultats de recherche et sont bien moins nombreuses. Il faut encore ajouter un chiffre du sociologue Gérald Bronner: 65% des internautes regardent seulement la première page des résultats de recherche; 25% ne dépassent pas la deuxième…

Sur tous ces sujets liés aux théories du complot, après les attentats, la rue de Grenelle a fait du neuf avec du vieux. Elle a mis l’accent sur l’éducation aux médias et à l’information, qui existe depuis 1983. Cette dernière est désormais intégrée dans un «parcours citoyen». La ministre a aussi souhaité le développement des médias lycéens dans chaque établissement scolaire. En novembre 2015, le ministère de l’Éducation nationale, avait diffusé des ressources pédagogiques à destination des enseignants: articles, colloques, vidéos.

Source: lefigaro.fr via stopmensonges.com

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